Tel : 04 68 34 20 52

Home » Forme & Bien-etre » La micro nutrition

La micro nutrition

micronutritionA quoi correspond la micro nutrition
Le travail du micro nutritionniste
Les maillons faibles
qui s’adresse la micro nutrition ?
Limites de la micro nutrition

 

A quoi correspond la micro nutrition ?

La micronutrition est une discipline récente, qui tend à se développer de plus en plus et qui nous parle d’hygiène de vie. Elle consiste à satisfaire les besoins en micronutriments de l’individu, a travers une alimentation diversifiée, associée si nécessaire à une complémentation personnalisée. Elle se fonde sur les avancées de la recherche et sur les liens qui existent entre l’alimentation et la santé. L’axe sera mis sur la prévention et, sur la présence dans notre assiette, de ces micronutriments indispensables que sont les vitamines, les minéraux et les acides gras essentiels, entre autre. Le micronutritionniste peut intervenir aussi bien en prévention que lors de troubles fonctionnels qui gênent l’individu dans sa vie de tous les jours. En pratique, on peut résumer l’objectif pour le patient ainsi :

  • Une alimentation mieux choisie et personnalisée.micronutrition56
  • Une hygiène de vie nécessaire et adaptée.
  • Une complémentation fiable et sur mesure.
  • Place de l’alimentation pour le micronutritionniste

C’est un axe de travail principal. Nous sommes ce que nous mangeons et aujourd’hui, nous prenons conscience de l’adage d’Hippocrate : « que l’alimentation soit ton premier médicament ». L’intérêt de cette démarche est de sensibiliser très en amont les patients à leur alimentation (en qualité et en quantité), puisque les perturbations fonctionnelles liées à une inadaptation des apports alimentaires sont beaucoup plus fréquentes que les maladies. Celles-ci n’apparaissent souvent que tardivement.

micronutrition5Mais, nous sommes forcés de voir que les troubles actuels sont liés aussi à d’autres facteurs. Pour certains, il y a une prédisposition génétique, avec un héritage. Pour beaucoup d’autres, l’immense majorité, il subsiste les trois maux de notre société moderne que sont la suralimentation, la sédentarité et le stress. Il sera donc nécessaire d’intervenir dans la remise en mouvement, en fonction, bien entendu de l’âge et des possibilités, apprendre à respirer et à s’oxygéner de façon correcte et surtout aider à une meilleure gestion du stress. Ce dernier ayant des effets délétère sur l’ensemble des tissus. De plus, les connaissances en phytothérapie ainsi qu’en aromathérapie seront une aide précieuse pour aider le corps à se débarrasser des différentes toxines qui l’encrassent.

 

Le travail du micro nutritionniste

Il est important, en premier lieu, de replacer la personne dans son contexte de vie (situation familiale et professionnelle, son état de stress, ses comportements alimentaires, son tempérament…).

Ensuite, s’interresser à l’alimentation da la personne (équilibre de l’assiette, erreurs flagrantes dans les associations alimentaires, les manques, les troubles du comportement…). Evaluer aussi la densité micronutritionnelle de cette assiette (présence ou absence des éléments fondamentaux que sont les vitamines, oligo-éléments, acides gras essentiels et autres minéraux).

Vient ensuite une évaluation de l’impact de l’alimentation de cette personne vis-à-vis de sa santé. Chacun est différent, et ce qui est bon pour l’un n’est pas spécialement bon pour un autre. Bien sur, il y a de grandes règles, vis-à-vis de l’alimentation, mais ensuite, il faut individualiser. Là nous avons des outils basés sur des questionnaires nous permettant de visualiser l’impact des choix alimentaires sur le psychique, le soma, l’humeur, les troubles du comportement et nous pouvons aussi faire appel à la biologie préventive (statut en acides gras, bilan nutritionnel, iodurie, stress oxydatif…). Pour parler de la micronutrition, il est indispensable de parler des maillons faibles. La vie est un processus adaptatif qui sollicite les grandes fonctions du corps en particulier lors de stress intenses ou d’une alimentation inadéquate.

 

Les maillons faibles

micronutrition3Les  perturbations de l’organisme confronté à une alimentation inadaptée mettent en évidence des désadaptations face aux agressions extérieures. Des apports insuffisants en nutriments et micronutriments sont à la base de ces fonctions fragiles dis les 4 maillons faibles de l’organisme :

1  L’interface digestive : clef essentielle, car la muqueuse digestive, c’est une surface de 400 m2, l’équivalent d’un court de tennis, ouvert sur le monde extérieur. La muqueuse, la flore intestinale seront autant d’éléments à prendre en compte pour optimiser la digestion et surtout l’assimilation. La nutrition de tous les organes et fonctions corporelles dépend donc de l’intégrité intestinale.

2  La protection cellulaire : face aux agressions et en particulier le stress oxydatif. Celui-ci entre en scène lorsque le corps n’a plus les moyens de réagir. L’étude SUVIMAX nous a montré l’intérêt et la nécessité d’une bonne couverture anti oxydante. D’où l’intérêt de 5 fruits et légumes par jour afin de favoriser la réparation et la protection des cellules.

3  La communication cellulaire : elle dépend de la qualité des éléments constitutifs des membranes cellulaires. Ce dernier point est en rapport direct avec l’équilibre acido-basique du corps et des apports en acides gras polyinsaturés que sont les fameux ω6 et ω3. La fluidité membranaire est source d’une bonne nutrition de la cellule et garant d’une bonne élimination des déchets.

4 La nutrition du cerveau : le fonctionnement harmonieux de ce dernier est prépondérant. Une attention particulière est portée aux neuromédiateurs, ces agents chimiques garants de la bonne ou de la mauvaise humeur. Synthétisés à partir des acides aminés, leur fabrication est toutefois liée à la présence de nombreuses vitamines, minéraux et acides gras indispensables. Que ceux-ci viennent à manquer et nous voilà partis pour de l’irritabilité, de l’impatience, une baisse de plaisir…

 

A qui s’adresse la micro nutrition ?

Soignez-vous-a-la-micronutrition_referenceA toute personne, quelque soit son âge, soucieuse de retrouver ou conserver la santé. Elle s’adresse aussi bien à l’enfant, qu’à l’adolescent, la femme enceinte, la personne âgée ou à l’adulte. Elle va être d’une grande aide aussi bien chez les personnes polymédicamentées que chez les sportifs, les personnes en surpoids ou présentant des troubles fonctionnels. Soit, la personne vient pour faire de la prévention afin d’éviter d’éventuels dysfonctionnements. C’est l’idéal, mais malheureusement trop souvent rare. Soit elle arrive avec des troubles fonctionnels, qui vont nécessiter, des réajustements alimentaires, en se demandant ce qui ne va pas pour cet individu là, et pourquoi le contenu de son assiette crée de tels troubles.

On s’aperçoit qu’il existe plus de motivation à consulter lorsque l’on veut résoudre un problème immédiat telle que la douleur, la fatigue voir des baisses de forme, de performance ou d’esthétique. Il est cependant plus difficile de changer son mode d’alimentation dans un but de prévenir, voir d’éviter une éventuelle maladie. Et c’est pourtant ce dernier cas qu’il faudrait privilégier.

 

Quelles sont les limites à la micro nutrition ?

Je serais tenté de dire que les limites sont celles du thérapeute et des capacités d’autoguérison du corps. La mise en pratique des conseils offre des moyens par lesquels la santé peut être conservée ou retrouvée tant que les forces vitales du corps ou processus d’autoréparation sont suffisants. Dans le cas contraire, le recours à la médecine allopathique est nécessaire, voire indispensable. De plus, l’utilisation de compléments alimentaires ou de plantes n’est ni neutre, ni inoffensif. L’autocomplémentation dans ce domaine n’est pas souhaitable car on peut avoir des effets désastreux sur la santé suite à de mauvais dosages ou de mauvaises préparations.

Le corps est très intelligent et on ne se rend pas toujours compte que ce sont nos erreurs d’hygiène de vie qui sont responsables, bien souvent, de notre état de santé. Une alimentation moderne, pauvre et dénaturée en micronutriments et fibres indispensables, une hypoxie cellulaire, une trop grande vulnérabilité au stress… autant de choses ignorées qui finissent un jour ou l’autre par amener la panne de telle ou telle fonction corporelle par carence de matériaux de construction. Et si je ne peux pas changer la qualité de l’eau et de l’air immédiatement, je peux veiller à la qualité et à la quantité de ma nourriture au quotidien.

 


 

Comments are closed.