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A quoi correspond la micronutrition ?
La micronutrition est une
discipline récente, qui tend à se développer de plus en plus et qui nous parle
d'hygiène de vie. Elle consiste à satisfaire les besoins en micronutriments de
l'individu, a travers une alimentation diversifiée, associée si nécessaire à
une complémentation personnalisée. Elle se fonde sur les avancées de la
recherche et sur les liens qui existent entre l'alimentation et la santé. L'axe
sera mis sur la prévention et, sur la présence dans notre assiette, de ces
micronutriments indispensables que sont les vitamines, les minéraux et les
acides gras essentiels, entre autre. Le micronutritionniste peut intervenir aussi
bien en prévention que lors de troubles fonctionnels qui gênent l'individu dans
sa vie de tous les jours. En pratique, on peut résumer l'objectif pour le
patient ainsi :
- Une alimentation mieux choisie et personnalisée.
- Une hygiène de vie nécessaire et adaptée.
- Une complémentation fiable et sur mesure.
Place de l'alimentation pour le micronutritionniste
C'est un axe de travail
principal. Nous sommes ce que nous mangeons et aujourd'hui, nous prenons
conscience de l'adage d'Hippocrate : « que l'alimentation soit ton
premier médicament ». L'intérêt de cette démarche est de sensibiliser très
en amont les patients à leur alimentation (en qualité et en quantité), puisque
les perturbations fonctionnelles liées à une inadaptation des apports
alimentaires sont beaucoup plus fréquentes que les maladies. Celles-ci n'apparaissent
souvent que tardivement.
Mais, nous sommes forcés de
voir que les troubles actuels sont liés aussi à d'autres facteurs. Pour
certains, il y a une prédisposition génétique, avec un héritage. Pour beaucoup
d'autres, l'immense majorité, il subsiste les trois maux de notre société moderne
que sont la suralimentation, la sédentarité et le stress.
Il sera donc nécessaire d'intervenir
dans la remise en mouvement, en fonction, bien entendu de l'âge et des
possibilités, apprendre à respirer et à s'oxygéner de façon correcte et surtout
aider à une meilleure gestion du stress. Ce dernier ayant des effets délétères
sur l'ensemble des tissus.
De plus, les connaissances en
phytothérapie ainsi qu'en aromathérapie seront une aide précieuse pour aider le
corps à se débarrasser des différentes toxines qui l'encrassent.
Le travail du micronutritionniste
Il est important, en premier
lieu, de replacer la personne dans son contexte de vie (situation familiale et
professionnelle, son état de stress, ses comportements alimentaires, son
tempérament...).
Ensuite, s'interresser à l'alimentation da la personne (équilibre de l'assiette, erreurs flagrantes
dans les associations alimentaires, les manques, les troubles du comportement...).
Evaluer aussi la densité micronutritionnelle de cette assiette (présence
ou absence des éléments fondamentaux que sont les vitamines, oligo-éléments,
acides gras essentiels et autres minéraux).
Vient ensuite une évaluation
de l'impact de l'alimentation de cette personne vis-à-vis de sa santé. Chacun
est différent, et ce qui est bon pour l'un n'est pas spécialement bon pour un
autre. Bien sur, il y a de grandes règles, vis-à-vis de l'alimentation, mais
ensuite, il faut individualiser. Là nous avons des outils basés sur des
questionnaires nous permettant de visualiser l'impact des choix alimentaires
sur le psychique, le soma, l'humeur, les troubles du comportement et nous
pouvons aussi faire appel à la biologie préventive (statut en acides gras,
bilan nutritionnel, iodurie, stress oxydatif...). Pour parler de la micronutrition,
il est indispensable de parler des maillons faibles. La vie est un processus
adaptatif qui sollicite les grandes fonctions du corps en particulier lors de
stress intenses ou d'une alimentation inadéquate.
Les maillons faibles
Les perturbations de l'organisme confronté à une
alimentation inadaptée mettent en évidence des désadaptations face aux
agressions extérieures. Des apports insuffisants en nutriments et
micronutriments sont à la base de ces fonctions fragiles dis les 4 maillons
faibles de l'organisme :
1 L'interface
digestive : clef essentielle, car la muqueuse digestive, c'est une
surface de 400 m2, l'équivalent d'un court de tennis, ouvert sur le
monde extérieur. La muqueuse, la flore intestinale seront autant d'éléments à
prendre en compte pour optimiser la digestion et surtout l'assimilation. La
nutrition de tous les organes et fonctions corporelles dépend donc de
l'intégrité intestinale.
2 La
protection cellulaire : face aux agressions et en particulier le
stress oxydatif. Celui-ci entre en scène lorsque le corps n'a plus les moyens
de réagir. L'étude SUVIMAX nous a montré l'intérêt et la nécessité d'une bonne
couverture anti oxydante. D'où l'intérêt de 5 fruits et légumes par jour afin
de favoriser la réparation et la protection des cellules.
3 La
communication cellulaire : elle dépend de la qualité des éléments
constitutifs des membranes cellulaires. Ce dernier point est en rapport direct
avec l'équilibre acido-basique du corps et des apports en acides gras
polyinsaturés que sont les fameux ω6 et ω3. La fluidité membranaire est source
d'une bonne nutrition de la cellule et garant d'une bonne élimination des
déchets.
4 La nutrition du cerveau : le
fonctionnement harmonieux de ce dernier est prépondérant. Une attention
particulière est portée aux neuromédiateurs, ces agents chimiques garants de la
bonne ou de la mauvaise humeur. Synthétisés à partir des acides aminés, leur
fabrication est toutefois liée à la présence de nombreuses vitamines, minéraux et
acides gras indispensables. Que ceux-ci viennent à manquer et nous voilà partis
pour de l'irritabilité, de l'impatience, une baisse de plaisir...
A qui s'adresse la micronutrition ?
A toute personne, quelque
soit son âge, soucieuse de retrouver ou conserver la santé. Elle s'adresse aussi
bien à l'enfant, qu'à l'adolescent, la femme enceinte, la personne âgée ou à
l'adulte. Elle va être d'une grande aide aussi bien chez les personnes
polymédicamentées que chez les sportifs, les personnes en surpoids ou
présentant des troubles fonctionnels. Soit, la personne vient pour faire de la
prévention afin d'éviter d'éventuels dysfonctionnements. C'est l'idéal, mais
malheureusement trop souvent rare. Soit elle arrive avec des troubles
fonctionnels, qui vont nécessiter, des réajustements alimentaires, en se
demandant ce qui ne va pas pour cet individu là, et pourquoi le contenu de son
assiette crée de tels troubles.
On s'aperçoit qu'il existe
plus de motivation à consulter lorsque l'on veut résoudre un problème immédiat telle
que la douleur, la fatigue voir des baisses de forme, de performance ou d'esthétique.
Il est cependant plus difficile de changer son mode d'alimentation dans un but
de prévenir, voir d'éviter une éventuelle maladie. Et c'est pourtant ce dernier
cas qu'il faudrait privilégier.
Quelles sont les limites à la micronutrition ?
Je serais tenté de dire que
les limites sont celles du thérapeute et des capacités d'autoguérison du corps.
La mise en pratique des conseils offre des moyens par lesquels la santé peut
être conservée ou retrouvée tant que les forces vitales du corps ou processus
d'autoréparation sont suffisants. Dans le cas contraire, le recours à la
médecine allopathique est nécessaire, voire indispensable. De plus,
l'utilisation de compléments alimentaires ou de plantes n'est ni neutre, ni inoffensif.
L'autocomplémentation dans ce domaine n'est pas souhaitable car on peut avoir des
effets désastreux sur la santé suite à de mauvais dosages ou de mauvaises préparations.
Le corps est très intelligent
et on ne se rend pas toujours compte que ce sont nos erreurs d'hygiène de vie
qui sont responsables, bien souvent, de notre état de santé. Une alimentation
moderne, pauvre et dénaturée en micronutriments et fibres indispensables, une hypoxie
cellulaire, une trop grande vulnérabilité au stress... autant de choses ignorées
qui finissent un jour ou l'autre par amener la panne de telle ou telle fonction
corporelle par carence de matériaux de construction. Et si je ne peux pas
changer la qualité de l'eau et de l'air immédiatement, je peux veiller à la
qualité et à la quantité de ma nourriture au quotidien.
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